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Exposition

MENSCH MASCHINE

Mixed Media
Vendredi
14
février 2020
  • Galerie

Plus d'info

Mercredi 05 février la Galerie sera exceptionnellement fermée à 17h.

VERNISSAGE : MERCREDI 15.01.20 18:00-21:00

"Mensch Maschine" aborde, au travers du prisme artistique, les éléments fondamentaux du Machine Learning, une technologie d’intelligence artificielle permettant aux machines d'apprendre seules, à partir de données mathématiques et statistiques.

Cette exposition collective, curatée par Thierry Vandenbussche et Privacy Salon, est présentée à l'occasion de la Computer Privacy and Data Protection Conference (CPDP 2020).

Artistes : Adina Camhy (AT), Heather Dewey-Hagborg (US), Dasha Ilina (RU), Mélodie Mousset (FR/CH), Lucie Planty (FR), Jenna Sutela (FI), Joanna Zylinska (UK).

Quand

ven. 14 fév, 2020

  • Galerie
Mensch Machine_Visuel affiche

Cette exposition s'ouvre sur un point de vue historique à travers Chronique de L'humanité, une œuvre de l'artiste française Lucie Planty dont la pratique s'articule autour du livre et de l'art de l'édition. L'œuvre montre des images et des dessins représentant l'humanité de manière chronologique, sur un parchemin presque sans fin. L'œuvre est une reproduction numérique d'un livre édité par les éditions Hachette, en 1986. Tout le contenu textuel a cependant été effacé. La dernière image de la chronique est l'atterrissage d'Armstrong sur la Lune. Ainsi, dans cette œuvre, l'humanité semble évoluer vers quelque chose de nouveau.

ERMA (pillow), 2015 © Chris Dreier
© Chris Dreier, "ERMA" (pillow), 2015

Chris Dreier est une icône de la scène punk berlinoise des années 1980. Son travail artistique est souvent engagé. Elle a créé une série de tapisseries liées à la vie privée, aux données et à la technologie de guerre. ERMA est un coussin fait de la première police lisible par machine.

nimiia vibié est une œuvre de l'artiste finlandaise Jenna Sutela où cette dernière apprend une machine à créer une langue martienne par le biais de l'IA. La source de la langue provient d'une bactérie considérée comme martienne.

Nonhuman Vision (film still), HD-video, 07_06 min., 2018 © Joanna Zylinska
© Joanna Zylinska, "Nonhuman Vision" (film still), HD-video, 07-06 min., 2018

Joanna Zylinska est écrivaine, conférencière, artiste et conservatrice, travaillant dans les domaines des nouvelles technologies et des nouveaux médias, de l'éthique, de la photographie et de l'art. Elle est professeur de nouveaux médias et de communication et codirectrice du département des médias et des communications de Goldsmiths, à l'Université de Londres.  Dans sa vidéo Non-human vision, elle donne un aperçu intéressant sur l'idée de l'IA en imaginant l'humain en dehors de l'humain. Il s’agit d’une réflexion sur l'idée du moment où la caméra façonne et régule la vie, même bien au-delà des choses que les humains font avec des caméras. La photographie d’objet non-humains n'est ni par, ni pour l'humain.

Dans How do you see me ? l’artiste Heather Dewey-Hagborg a utilisé des processus contradictoires, des algorithmes conçus pour tromper les systèmes d'apprentissage des machines. Dans la recherche, elle crée un autoportrait qui ne ressemble pas du tout à l'artiste, bien que l'image soit reconnue comme telle.

03_Mensch Maschine Or Putting Parts Together (film still), 2019 © Adina Camhy_300dpi
© Adina Camhy, "Mensch Maschine Or Putting Parts Together" (film still), 2019

L'artiste et musicienne électronique Adina Camhy analyse dans sa vidéo MENSCH MASCHINE OR PUTTING PARTS TOEETHER les différentes relations possibles entre les humains et les machines, en se basant notamment sur les questions de genre. L'œuvre est née lorsqu'au lieu du synthétiseur demandé pour son anniversaire, elle a reçu un robot de cuisine.

The Center for Technological Pain de Dasha Ilina se moque et remet en question notre connexion croissante, en tant que corps, à l'Internet des objets (en anglais (the) Internet of Things). Le centre produit une sélection d'objets de bricolage et d'objets Open Source pour soulager la douleur causée par les technologies numériques telles que les smartphones et les ordinateurs portables. Parmi les prototypes qu'il a mis au point, on trouve des protections oculaires mécaniques qui réduisent la fatigue des yeux, un casque pour libérer les mains de l'utilisateur, une boîte anti-insomnie et divers objets plus ou moins absurdes pour soulager les coudes et les doigts tendus. CTP propose également des manuels de bricolage sur la façon de construire des accessoires de basse technologie à partir de matériaux bon marché.

HanaHana 花華 (VR experience), © Mélodie Mousset
© Mélodie Mousset, "HanaHana 花華" (VR experience)

Dans un coin « bibliothèque » présenté par l'asbl Constant (Bruxelles), sont présentées des publications d'artistes récentes et plus anciennes où l'on trouve des préjugés sur le développement technologique. Dans le monde de la réalité virtuelle Hannahanna de l'artiste franco-suisse Mélodie Mousset, le spectateur pénètre dans un paysage désolé dans lequel il est libre de se refaçonner et de créer un nouveau monde à partir de zéro. Ce monde a été créé en évitant le regard masculin qui infecte facilement les technologies de conception.

Logos
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Vendredi
14
février 2020

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Mercredi 05 février la Galerie sera exceptionnellement fermée à 17h.